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.Herman
VAN ROMPUY
Herman Van Rompuy,
né le 31 octobre 1947 à Etterbeek, est un homme politique belge
néerlandophone, 49è premier ministre belge (2008/2009) et premier
Président du Conseil européen (depuis le 1er janvier 2010).
Membre du Christen-Democratisch en
Vlaams (CD&V - Démocrates Chrétiens flamands [néerlandophones]), il est
président de la Chambre des Représentants du 12 juillet 2007 au
30 décembre 2008. Herman Van Rompuy est nommé « formateur », par
le roi Albert II, le 28 décembre 2008, pour former un nouveau
gouvernement, en remplacement du gouvernement Leterme,
démissionnaire. Représentant l'aile conservatrice du CD&V, il
prête serment le 30 décembre 2008 et devient le 49è Premier
ministre.
Le 19 novembre 2009, il est choisi
par les 27 chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne,
réunis en conseil à Bruxelles, pour devenir le premier président
permanent du Conseil européen à compter du 1er janvier 2010.
Biographie
Fils du professeur d'économie Vic
Van Rompuy et frère aîné du politicien flamand Eric Van Rompuy (réputé pour
son hostilité récurrente aux francophones belges), de Tine Van
Rompuy (militante active du parti d'extrême gauche PTB [Parti des
travailleurs belges]) et de Anita Van Rompuy (à qui l'on ne
connaît pas d'engagement politique), Herman Van Rompuy a achevé ses études secondaires au collège Sint-Jan-Berchmans
de Bruxelles (humanités gréco-latines) en 1965. Bachelier (1968)
en philosophie, il est licencié avec grande distinction en
sciences économiques de la Katholieke Universiteit Leuven en 1971.
Il y obtient également le diplôme de docteur en sciences
économiques.
Herman Van Rompuy débute en tant
qu'attaché au service d'études de la Banque nationale (de 1972 à
1975). Entre 1973 et 1975, il est vice-président des CVP-jongeren
(Jeunes CVP) et à partir de 1978 membre du bureau de parti du CVP
(Christelijke Volkspartij - Parti populaire chrétien),
rebaptisé ensuite CD&V (Christen-Democratisch en Vlaams -
Chrétien démocrate et Flamand).
Il travaille ensuite dans les
cabinets ministériels de Léo Tindemans (1975-1978) et Gaston Geens
(1978-1980). À partir du milieu des années 1980, Herman Van Rompuy
fait partie de la direction de son parti. De 1982 à 1988, il
enseigne à la Vlaamse Ekonomische Hogeschool van Brussel
(« Haute École économique flamande de Bruxelles »). De 1988 à
1993, il assure la présidence nationale de son parti, le CVP, qui
est alors le principal parti du gouvernement belge.
Il a participé aux négociations de
formation des gouvernements de Wilfried Martens (1982-1988) et de
Jean-Luc Dehaene (1992-1999).
En septembre 1993, Herman Van
Rompuy succède à Mieke Offeciers en tant que ministre du Budget du
gouvernement fédéral belge dirigé par Jean-Luc Dehaene. Il
conservera ce poste jusqu'en 1999 et la défaite de son parti aux
élections. Il est aussi vice-premier ministre du gouvernement
pendant cette période.
La carrière ministérielle de
Herman Van Rompuy s'interrompt suite à la lourde défaite
électorale de son parti en juin 1999 qui envoie le CVP dans
l'opposition. Il reste alors simple député. En 2004, il est nommé
ministre d'État (en Belgique, ce titre honorifique confère le
statut de "sages" de la politique à des personnes méritantes,
chargées de conseiller le chef de l'Etat, le Roi, lorsque celui-ci
le requiert. Les ministres d'Etat forment ainsi le 'Conseil de la
Couronne" et exercent un pouvoir exclusivement consultatif).
Le 12 juillet 2007, il est élu
président de la Chambre des Représentants.
Premier ministre
Le 28 décembre 2008, il est désigné comme formateur par le roi
Albert II, afin d'aboutir à la mise en place d'un gouvernement
pouvant succéder à celui d'Yves Leterme, démissionnaire suite à
l'affaire Fortis.
Le 30 décembre 2008, Herman Van Rompuy trouve un accord sur la
composition du futur gouvernement. La prestation de serment de ce
gouvernement, dont il est le Premier Ministre, a lieu le jour-même
au château de Laeken.
Président du Conseil européen
Le 12 novembre 2009, Herman Van Rompuy se rend au Château de
Val Duchesse pour une réunion du Groupe Bilderberg où il donne,
dans un discours, sa vision quant à la gouvernance de l'Europe. Il
y exprime l'idée selon laquelle l'Europe devrait être fédéraliste
à l'image des États-Unis, et devrait pouvoir prélever un impôt au
niveau européen.
La presse belge le cite comme
l'un des favoris sollicités par les chefs d'État et de
gouvernement de l'Union européenne pour devenir le premier
président permanent du Conseil européen, et évoque les problèmes
de gouvernement que son départ poserait à la Belgique.
« L'horloger des compromis impossibles »
(en référence à son art consommé de résoudre miraculeusement les sempiternels
et apparemment inextricables conflits communautaires belges) est
nommé le 19 novembre 2009 au poste de premier président permanent,
en même temps que les deux autres titulaires des nouveaux postes
créés par l'Union : le Haut représentant aux affaires étrangères
(Catherine Ashton) et le secrétaire général du Conseil de l'Union
européenne (Pierre de Boissieu).
L'exercice de cette fonction commence théoriquement le 1er
décembre 2009, date d'entrée en vigueur du traité de Lisbonne.
Selon ce traité, le président permanent ne peut assumer de mandat
national le temps de sa présidence. Herman Van Rompuy quitte donc
son poste de Premier ministre le 25 novembre 2009.
Exceptionnellement, de manière à permettre au Premier ministre
suédois (président tournant du Conseil européen jusqu'au 31
décembre 2009) de terminer son mandat, Herman Van Rompuy n'entame
son mandat que le 1er janvier 2010.
Lors de sa première apparition au parlement européen, le
britannique Nigel Farage a créé le scandale en l'insultant :
"Je ne veux pas être impoli, mais vraiment, vous avez le
charisme d'une serpillière humide et l'apparence d'un petit
employé de banque... Qui êtes-vous ? Je n'avais jamais
entendu parler de vous, personne en Europe n'avait jamais entendu
parler de vous, a-t-il poursuivi, ajoutant: Vous venez de
Belgique, qui est plutôt un non-pays."
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