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.Ariel
SHARON
Ariel Sharon,
né Ariel Scheinermann le 26 février 1928 à Kfar Malal en
Palestine sous mandat britannique, est un général et homme
politique israélien.
Cofondateur du parti de droite
Likoud, il s'est illustré militairement au cours des guerres
israélo-arabes de 1948-49, de Suez, des
Six Jours et du
Kippour.
À l'issue d'une longue carrière
politique, il devient Premier ministre le 7 mars 2001, après le
déclenchement de la seconde Intifada. Suite à la mort de nombreux
civils, il met en œuvre le retrait israélien unilatéral de la
bande de Gaza.
Reconduit après les élections
législatives de 2003, il demande la dissolution de la Knesset en
novembre 2005, et crée son propre parti, Kadima, en vue des
élections anticipées de 2006. Mais en décembre 2005 et janvier
2006, il est hospitalisé à deux reprises au centre médical
Hadassah de Jérusalem, victime d'attaques cérébrales. Plongé dans
un coma artificiel, il est démis de ses fonctions de Premier
ministre au bout de 100 jours.
Transféré le 28 mai 2006 au centre
médical de longue durée Chaim Sheba, Ariel Sharon est toujours
hospitalisé en 2010. Plongé dans un coma profond il réagit à
certains stimuli. Alimenté par une sonde, il n'a plus besoin
d'assistance respiratoire. Selon ses médecins il n'y a pas
d'espoir qu'il se réveille un jour.
Ses défenseurs louent son
« pragmatisme» et sa stature de « grand homme d'État», tandis que
les critiques qui lui sont destinées évoquent sa « logique de
guerre » et les crimes qui lui sont attribués.
Jeunesse
Son père Shmouel Scheinerman est
un technicien agronome originaire de Brest-Litovsk alors en
Pologne. Sa mère Véra est un médecin originaire de Mohilev en
Biélorussie.
Tous deux ont connu dans leur
enfance les pogroms antijuifs de 1903-1905 dans la Russie
tsariste. Ils émigrent en Palestine en 1920 et s'installent en
1922 dans le
moshav (village agricole) de Kfar Malal où naît Ariel
Sharon. Il a une sœur aînée, Yehoudit ou Judith.
Il entre dans le mouvement de jeunesse paramilitaire
Gadna puis s'implique dans l'organisation d'autodéfense Haganah
avant qu'elle ne se fonde dans Tsahal après la guerre
d'indépendance d'Israël en 1948-49.
Carrière militaire
Lors de la guerre israélo-arabe de
1948, il est commandant de détachement dans la brigade Alexandroni
dans la Haganah. Il est gravement blessé lors de la première
bataille de Latroun contre la Légion arabe.
En
1949, il est promu commandant de compagnie et en 1951,
officier dans les services secrets.
Après des études à l'université
hébraïque de Jérusalem, on lui demande de reprendre du service
actif en prenant le commandement de l’Unité 101, première unité des forces spéciales israéliennes.
Selon
Uzi Benziman, Sharon prit une part importante dans la
formation de cette unité. Selon lui, en 1952,
Ariel Sharon aurait cherché à monter sa propre unité de commandos
spécialisés dans les opérations de représailles mais sa hiérarchie
s'y serait opposé. Il aurait alors monté une embuscade dans le
no man's land sans en informer sa hiérarchie. Ainsi, selon
Benziman, Sharon participa à cette époque à une opération au cours
de laquelle deux femmes palestiniennes ont été abattues près d'un
puits ce qui déclencha des tirs de mortier de l'armée
jordanienne sur des villages israéliens.
Sharon aurait réitéré ses souhaits, critiquant l'état-major, qui
faisait preuve selon lui de trop de « retenue face aux Arabes ».
David Ben Gourion lui demande finalement de prendre la tête d'une
unité qui agira au-delà de la ligne d'armistice.
Le 14 octobre 1953, l’Unité 101
(ou Force 101) commandée par Ariel Sharon rase le village de Qibya
(ou Kibia), situé en territoire jordanien, suite aux incursions
palestiniennes en Israël et en particulier à un attentat qui fit
trois victimes (une femme et ses deux enfants), à Yahoud dans la
banlieue de Tel Aviv, les jours précédent le massacre. Durant
cette opération baptisée Shoshana par Tsahal, soixante-neuf civils
(ou soixante-dix selon les sources) sont tués dans le dynamitage
de leurs maisons, principalement des femmes et des enfants. De
nombreux pays condamneront ce massacre, dont les États-Unis qui
demanderont que soient jugés les auteurs de ce crime. Ariel Sharon
écrira dans son journal qu'il avait reçu des ordres lui demandant
d'infliger de lourdes pertes aux habitants de Qibya : « Les ordres
étaient tout à fait clairs : Qibya devait être un exemple pour
chacun ». Sharon déclarera avoir cru les maisons vidées de leurs
habitants, son unité ayant mené, d'après lui, les vérifications
nécessaires avant d'actionner les détonateurs. Cette version
israélienne a été immédiatement remise en cause par les États-Unis
et l'ONU :
le contre-amiral Vagn Bennike, observateur de l'ONU, arrivé sur
les lieux le lendemain du massacre, a dénoncé le mode opératoire
de l'Unité 101 lors de son intervention sur les habitations,
consistant systématiquement à faire feu sur les maisons, empêchant
ainsi les occupants d'en sortir, et les livrant de fait à une mort
certaine. Le 24 novembre, le Conseil de sécurité des Nations unies
adopte une résolution condamnant Israël, et les États-Unis
suspendent temporairement leur aide économique
envers l'État hébreu.
En 1956, durant la crise du canal
de Suez, les Israéliens coopèrent à la tentative de prise de
contrôle du canal de Suez par les corps expéditionnaires
franco-britanniques suite à sa nationalisation par Nasser. Ariel
Sharon commande la 202e brigade parachutiste et se distingue au
sein de l'état-major par la promptitude avec laquelle les forces
qu'il dirige entrent dans le Sinaï.
Sa brigade parachutiste du Nahal
50, lâchée au « Parker Memorial », arrive au col de Mitla tenue
par une garnison constituée, principalement, de douaniers et de
gardes-frontière, soudanais en majorité. La garnison est en fuite
et le col n'est plus défendu. C'est là que se serait déroulé un
« incident » au cours de ces opérations. Les troupes de
parachutistes commandées par Rafaël Eytan (dépendant du
commandement d'Ariel Sharon) sont accusées d'avoir exécuté plus de
200 prisonniers égyptiens et civils soudanais capturés et de les
avoir jetés dans des fosses communes. Aucune preuve n'a jamais été
apportée et la responsabilité d'Ariel Sharon n'a jamais été mise
en cause.
En 1957, il part pour un an à
l'École militaire de Camberley au Royaume-Uni. À son retour, il
étudie le droit à l'université de Tel-Aviv.
En 1967, lors de la
guerre des Six Jours, il commande une des divisions qui
participent à la prise du Sinaï.
Ariel Sharon y acquiert un grand prestige auprès de ses hommes et
de l'opinion publique israélienne. Le commandement reconnaît en
lui un grand stratège mais n'apprécie pas son indiscipline.
En 1971, Ariel Sharon prend en
charge le commandement du front sud (Sinaï) et en particulier de
la zone le long du canal de Suez (ligne Bar-Lev). Il sera
également chargé de mettre un terme aux activités terroristes dans
la bande de Gaza. Ses troupes tueront alors plus de 100 civils
palestiniens et en emprisonneront des centaines d'autres.
En 1973, l'Égypte et la Syrie
lancent une attaque surprise contre Israël le jour de la fête
juive du Yom Kippour. Ariel Sharon est rappelé d'urgence sur le
front sud dont il vient d'abandonner le commandement et y prend la
tête d'une division de chars. Lors de la guerre de Kippour, il
augmente encore son prestige auprès de l'opinion publique et
confirme ses talents de tacticien, suite notamment à plusieurs
manœuvres grâce auxquelles sa division franchit le canal de Suez
et qui permettent à Tsahal d'encercler et d'isoler la IIIe
armée égyptienne et donne la victoire aux Israéliens.
Plus tard, en 1977, le président
égyptien Anouar el-Sadate, en visite à Jérusalem après avoir signé
la paix avec Israël, promettait en plaisantant à « Arik » une
fessée pour une prochaine visite éventuelle sans invitation.
Carrière politique
Ariel Sharon est élu à la Knesset
en 1973 sur la liste du Likoud, poste qu'il quitte en 1974 après
avoir été appelé par le Premier ministre
Yitzhak Rabin pour devenir conseiller spécial à la Sécurité.
En
1974, Sharon prend personnellement la tête d'un groupe de
colons pour établir un avant-poste illégal près de
Naplouse. Cette expérience a ensuite été renouvelée à
plusieurs reprises.
Ministre de l'Agriculture de
Menahem Begin en 1977,
il permet l'expansion massive des implantations agraires juives en
Cisjordanie et à Gaza.
Sous sa houlette, entre 1977 et
1981, plus de 25 000 Juifs s'installent dans les territoires
occupés dans des opérations nommées Jumbo, Judée et Samarie ou
Meteor.
Il est réélu député depuis 1977.
En 1982, il est ministre de la
Défense. Il dirige les opérations d'évacuation du Sinaï, notamment
de la ville de Yamit, que quelques centaines de colons israéliens
irréductibles refusaient d'évacuer. Il envoie l'armée les emmener
de force, et démolir leurs maisons (opération Colombe rouge). La
diffusion par la télévision qui filme les
opérations marque durablement l'opinion israélienne.
Suite aux attaques répétées des
organisations palestiniennes le long de la frontière libanaise,
l'armée israélienne envahit le Liban (alors en guerre civile) pour
en chasser définitivement l'OLP. Lors des opérations, des
phalangistes chrétiens libanais attaquent les camps de Sabra et
Chatila alors que Tsahal contrôle le périmètre extérieur et y
assassinent, selon la Croix-Rouge internationale 452 civils. Plus de 500 000
Israéliens manifesteront contre ce massacre.
Le 8 février 1983, la commission
d'enquête officielle dirigée par le président de la Cour suprême,
le juge Yitzhak Kahan, publie son rapport. Ce
dernier évoque la « responsabilité personnelle » de Sharon, pour
« n'avoir pas ordonné que les mesures adéquates soient prises pour
empêcher d'éventuels massacres ». Ariel Sharon est alors contraint
de démissionner et est éclipsé de la vie politique pendant
plusieurs années.
De 1990 à 1992, il est ministre de
la Construction et de l'Aménagement ainsi que président du Comité
ministériel sur l'Immigration et l'Absorption. Suite à la chute de
l'Union
soviétique et aux vagues d'immigration depuis la Russie, il initie et mène à bien un programme incluant la
construction de 144 000 appartements pour absorber les immigrants
à travers le pays.
De 1992 à 1996, pendant la période
des accords d'Oslo, il est membre du Comité de Défense et des
Affaires étrangères de la Knesset.
En 1996, Ariel Sharon est nommé
ministre de l'Infrastructure nationale et est impliqué dans la
stimulation d'entreprises conjointes avec la Jordanie, l'Égypte et
les Palestiniens. Il est également président du Comité ministériel
pour l'avancement des Bédouins.
En
1998, Ariel Sharon est nommé ministre des Affaires étrangères
et dirige les négociations avec l'Autorité
palestinienne.
En tant que ministre des Affaires
étrangères, Sharon rencontre des leaders américains, européens,
palestiniens et arabes pour faire avancer le processus de paix. Il collabore au Flagship Water Project
fondé par la communauté internationale pour trouver une solution à
long-terme à la crise de l'eau dans la région et servant de bases
à des relations pacifiques entre Israël, la Jordanie et les Palestiniens.
Après l'élection au poste de Premier ministre de
Ehud Barak en mai 1999,
Ariel Sharon devient leader du
Likoud suite à la démission de
Benjamin Netanyahou, et ce jusqu'en 2005.
Il est également membre du Comité de Défense et des Affaires
étrangères à la
Knesset.
Sa responsabilité dans le
déclenchement de la seconde Intifada est discutée : cette dernière
s'est déclenchée après sa visite sur l'esplanade des mosquées/mont
du Temple à Jérusalem. Certains commentateurs israéliens et
internationaux n'y voient que le prétexte au déclenchement d'une
insurrection préparée par Yasser Arafat depuis l'échec des
négociations de Camp David à l'été 2000 et après huit ans de
négociations infructueuses et dans le contexte des attentats par
les groupes extrémistes palestiniens. D'autres analystes excluent
le caractère prémédité du soulèvement et pensent au contraire
qu'Arafat n'a pris qu'en marche le train de l'Intifada. Le
7 octobre 2000, le Conseil de sécurité des Nations unies, en
adoptant la Résolution 1322 (2000), déplore la provocation du chef
du Likoud et les violences qui se sont ensuivies.
Premier
ministre
Le 13 novembre 2000,
en préparation à la campagne électorale, il déclare dans une
assemblée au
New York Post : « Je suis pour une
paix durable… Unis, je pense que nous pouvons gagner la bataille
de la paix. Mais cela doit être une paix différente, une avec
reconnaissance totale des droits des Juifs dans leur seule et
unique terre ; une paix avec la sécurité pour des générations et
une paix avec Jérusalem unifiée en tant que capitale éternelle et
indivisible du peuple juif dans l’État d’Israël pour toujours. »
Il précise à plusieurs reprises la nature de son engagement
politique, déclarant en avril 2001 au quotidien
Haaretz : « la guerre
d'indépendance d'Israël n'est pas terminée […] Toute ma vie s'est
passée dans ce conflit […] Combattre a été et restera la charge de
ma génération (...) Telle sera la charge des générations à venir ».
En 2001, Ariel Sharon est élu au
poste de Premier ministre de l'État d'Israël sur un programme
portant principalement sur la sécurité contre le terrorisme
palestinien. Il est réélu en mars 2003, suite à des élections anticipées.
Il stoppe toute négociation avec
Yasser Arafat
qu'il considère responsable de la situation et lance une campagne
de répression très dure contre les activistes palestiniens. Il
entame également la construction d'une barrière de séparation à
l'intérieur de la Cisjordanie et autour de Jérusalem. Fin 2003, on estime que l'activité terroriste a chuté de 90 %, sans que
cette baisse puisse être reliée avec certitude à la construction
du mur, qui est loin d'être achevé.
En
2004, peu après le décès de
Yasser Arafat, il entame des pourparlers de paix avec le
nouveau leader de l'Autorité
palestinienne,
Mahmoud Abbas.
Parallèlement, Sharon annonce sa détermination à effectuer un
retrait unilatéral des colonies israéliennes de la bande de Gaza.
Le 25 octobre 2004, il tient un
discours à la Knesset où il déclare : « En tant que quelqu’un qui
a combattu dans toutes les guerres d’Israël et appris de ses
expériences personnelles que sans la force appropriée, nous
n’avons pas une chance de survivre dans cette région qui ne montre
aucune pitié envers les faibles, j’ai aussi appris par expérience
que l’épée seule ne peut résoudre cette dispute amère pour cette
terre». Le désengagement se déroulera du 15 août au
11 septembre 2005.
Après l'opposition d'une partie
des membres du Likoud à ce retrait, Sharon doit composer une
alliance avec le parti travailliste de Shimon Peres. L'élection
d'Amir Peretz à la place de
Shimon Peres en novembre 2005 menace la coalition. Ariel
Sharon demande au président Moshe Katsav de dissoudre le parlement
puis il démissionne du Likoud le 21 novembre 2005. Il crée alors
son propre parti En Avant (Kadima en hébreu) de sensibilité
centre-droite, que Shimon Peres rallie, en vue des élections
générales anticipées prévues en mars 2006. Il évoque à l'occasion
que ce parti a pour but de suivre la « feuille de route » et qu'il
ne remet pas en cause l'évacuation déjà réalisée des colonies de
la bande de Gaza (évoquant même l'éventualité d'évacuations de
colonies de Cisjordanie).
Le 14 avril 2006 à minuit, après
constatation trois jours plus tôt de son inaptitude à gouverner en
raison de son coma, il perd officiellement son poste de Premier
ministre conformément à la loi israélienne qui impose une période
d'intérim de 100 jours. Le poste reste vacant le temps qu'Ehud
Olmert forme un gouvernement et soit investi à son tour le
même jour.
Hospitalisations
En décembre 2005 et janvier 2006,
Sharon subit deux attaques cérébrales, la première mineure,
l'autre beaucoup plus grave. Durant son transfert en urgence à
l'hôpital de Hadassa-Ein Kerem, il fit un arrêt cardiaque.
Hospitalisation du 18 décembre 2005
Le 18 décembre 2005 au soir, à
trois mois des élections annoncées, Ariel Sharon est hospitalisé
d'urgence à l'hôpital Hadassah Ein Karem de Jérusalem après avoir
été victime d'une attaque cérébrale. Le chef du gouvernement est
pris d'un malaise peu après avoir quitté la présidence du Conseil
à Jérusalem, sur la route reliant Jérusalem à Tel Aviv, alors que
sa voiture roule vers son ranch dans le Néguev. Il est aussitôt
admis en service de traumatologie où il subit dans la nuit des
examens médicaux. Le 20 décembre, soit deux jours après son accident cérébral,
Ariel Sharon quitte l'hôpital en fin de matinée. Selon le
directeur de l'hôpital, les médecins ont retiré un caillot de sang
qui gênait la circulation sanguine du Premier ministre et il
n'aurait pas de séquelles. Toutefois, une intervention cardiaque
est prévue dans les semaines suivantes.
Hospitalisation du 4 janvier 2006
Le Premier ministre d'Israël, âgé
de 77 ans, est de nouveau hospitalisé dans l'urgence le
4 janvier 2006 à Jérusalem après avoir subi une nouvelle attaque
cérébrale qualifiée de « sérieuse » par son médecin personnel. Il
est opéré dans la nuit du 4 au 5 janvier 2006. Ariel Sharon est placé dans un « coma profond sous respiration
artificielle » pendant plusieurs jours « afin de maintenir une
faible pression dans la boîte crânienne.»
Israel Maimon, le chef de cabinet d'Ariel Sharon annonce rapidement
que ses pouvoirs sont transférés au vice-Premier ministre
Ehud Olmert. L'opinion publique israélienne suit l'évolution
de l'état de santé de Sharon heure par heure, alors que son
hospitalisation se prolonge. L'unique communiqué de l'hôpital
précise régulièrement depuis sa sortie du coma qu'il est dans un
état « grave mais stable ».
Ariel Sharon a subi le
1er février
une gastrotomie, opération consistant à insérer un tube
directement dans l'estomac du patient pour permettre son
alimentation et faisant craindre une situation de longue durée.
Le 11 février, l'hôpital Hadassah
rapporte que l'état de santé du Premier ministre israélien s'est
« gravement détérioré ». Après avoir procédé à un examen de son
estomac, les médecins ont constaté une forte dégradation de son
appareil digestif. Il a alors été décidé de l'opérer
immédiatement. Cette septième opération s'est déroulée
correctement. Après près de cinq mois de coma, il est transféré le
28 mai 2006 au centre médical de longue durée Sheba de l'hôpital
Tel Hashomer.
Ce long coma est toujours en cours en 2010.
En 2010, alimenté par une sonde depuis 4 ans, il ne pèse plus
que 50 kg.
Bien qu'il n'ait plus besoin d'aide respiratoire (même s'il dort
avec un masque à oxygène) et réagisse à certains stimuli ses
médecins n'envisagent pas qu'il se réveille un jour.
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