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François PINAULT

François Pinault - Source : Stade Rennais / Journal du Net
Source :
Journal du Net - Auteur :
Stade Rennais

François Pinault, né le 21 août 1936 aux Champs-Géraux dans les Côtes-d'Armor, est un homme d'affaires français, ancien président du groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR) et propriétaire du club de football le Stade rennais. 77e fortune mondiale en 2010 et troisième française, c'est également un grand passionné et collectionneur d'art moderne et contemporain.

Origines

Né dans les Côtes-d'Armor d'un père marchand de bois d'origine paysanne, il quitte l'école à 16 ans avec un mépris durable pour les diplômes et l’establishment. Après avoir effectué son service militaire en Algérie en 1962, il rencontre Louise Gautier, la fille du marchand de bois fournisseur de la scierie de son père et se fait embaucher par celui-ci. Après son mariage en 1960 (qui va durer 5 ans), il reprend l'entreprise et la renomme Établissements Pinault, avec l'appui de son beau-père et l'aide du Crédit lyonnais (renommé LCL depuis). Il développe rapidement son activité et en 1970, il rachète des dizaines d'entreprises du secteur.

Financier et homme d’affaires

Il devient peu à peu financier et fait fortune grâce à la spéculation sur le marché du sucre en 1974. Selon Pierre-Angel Gay et Caroline Monnot, c'est son premier gros coup. Il joue sur un conseil que lui fournit Roland Gadala, administrateur de Peugeot et de Saint-Gobain. Ce dernier le présentera ensuite à Jean Garnier, qui, à son tour, spéculera sur le sucre, mais avec moins de succès, semble-t-il, que François Pinault. En 1973, il vend Pinault Distribution pour 80 millions de francs au groupe britannique Venesta. La politique l'intéresse. Il choisit alors de se rapprocher des jeunes Républicains indépendants, dont le patron à Rennes, est Jean-Marie Le Chevallier, futur maire du Front national à Toulon. Il s'engage en faveur de l'élection de Valéry Giscard d'Estaing.

Il poursuit ses acquisitions, essentiellement d’entreprises proches du dépôt de bilan en bénéficiant d'une loi avantageuse qui lui permet de dégager rapidement des plus values.

Il rencontre Jacques Chirac en novembre 1981, par l'intermédiaire de Michel Giraud, président du conseil régional d'Île-de-France, dont il va devenir un des amis les plus proches en l'aidant par des rachats d'entreprises en Corrèze. En 1983, Ambroise Roux, ancien patron de la Compagnie générale d'électricité (aujourd'hui Alcatel), le parraine pour entrer à l'Association française des entreprises privées (AFEP). Il achète, en 1987, 75 % du capital de la Chapelle Darblay, numéro un français du papier journal. Il revend en 1990 et empoche au passage une plus-value de 525 millions de francs.

Il croise aussi sur son chemin Bernard Arnault, autre grand financier, et lui rachète Conforama. À la fin des années 1980, il fait entrer Pinault SA sur le marché boursier grâce à un groupe d'investisseurs institutionnels (AGF, Barclays et LCL).

Ces opérations boursières lui permettent de racheter les grands magasins du Printemps en 1991 et le vendeur par correspondance la Redoute. En 1992, il crée Artémis, le holding patrimonial destiné à accueillir certaines participations.

En 1994, c'est la fusion de la Redoute avec Pinault-Printemps. Le nouveau groupe prend le nom de PPR. Il devient propriétaire de la Fnac en 1994, du magazine Le Point en 1997, de 16 % de Bouygues, de la maison de ventes aux enchères Christie's en 1998, du magazine financier L'Agefi en 2000. Il profite de l'achat du Point pour ne pas payer l'impôt de solidarité sur la fortune grâce à un artifice comptable. Il a aussi utilisé des sociétés-écrans situées dans un paradis fiscal des Antilles néerlandaises pour cacher un quart de sa fortune pendant une vingtaine d'années, évitant ainsi d'être assujetti à l'impôt sur le revenu jusqu'en 1997.

En 1995, il appuie auprès de Jacques Chirac le choix du Breton Loïk Le Floch-Prigent pour la présidence de la SNCF. C'est à ce moment qu'il se lance dans le luxe pour tenter de concurrencer son adversaire Bernard Arnault en rachetant 60 % de la maison de luxe Gucci. En 2007, son fils à la tête du groupe PPR lance une OPA sur Puma (un groupe allemand possédé par la famille Herz) pour environ 5 milliards d'euros, afin de le recentrer sur la mode accessible à tous.

Il est également propriétaire du Stade rennais football club, club de football professionnel de Rennes évoluant en Ligue 1.

La capitalisation boursière de PPR, qu'il contrôle à hauteur de 43 % via la holding Artémis, est de 17 milliards d'euros le 8 avril 2007. En 2007, il possède ainsi la 34e fortune mondiale et la 10e fortune européenne (avec Russie) avec une fortune personnelle estimée à 14,5 milliards de dollars US (approximativement 10 milliards d'euros).


 

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Voir aussi :

- Albert Frère
- Bernard Arnault
- Paul Desmarais
- Bill Gates
- Wikipedia

- Fiche en anglais

 
 
 
 
 
 
         

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