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.Benyamin
NETANYAHOU
Benyamin Netanyahou,
surnommé Bibi, né le 21 octobre 1949 à Tel Aviv, est un
homme politique israélien.
Membre du Likoud, il est Premier
ministre de 1996 à 1999, et à partir du 31 mars 2009.
Le 20 février 2009,
bien que le Likoud ne soit pas arrivé en tête des
élections législatives, le président
Shimon Peres le charge de former un nouveau gouvernement,
Tzipi Livni, leader de
Kadima, ayant annoncé son intention de rester dans
l'opposition.
Le
deuxième gouvernement Netanyahou est investi le 31 mars 2009,
par une majorité de 69 voix contre 45
et accorde une place non négligeable aux nationalistes, aux
ultra-orthodoxes et aux travaillistes. Benyamin Netanyahou succède
officiellement à
Ehud Olmert au poste de Premier ministre le lendemain.
Formation
Petit-fils d'un rabbin émigré de
Lituanie en Palestine en 1920, Benyamin Netanyahou est né à Tel
Aviv le 21 octobre 1949 dans une famille militante du
« révisionnisme sioniste ». Son père, Bension Netanyahou fut
notamment le secrétaire de Zeev Vladimir Jabotinsky, le père
spirituel de la droite israélienne au sein duquel naquit plus tard
le Likoud. Au début des années 1960, la famille Netanyahou quitte
Jérusalem pour s'installer aux États-Unis où le futur Premier
ministre suit des cours d'architecture et en administration des
affaires au sein du Massachusetts Institute of Technology (MIT).
En 1967, il rentre en Israël où il
effectue son service militaire dans les rangs de Tsahal. Son
incorporation au sein d'un corps d'élite de l'armée lui permit de
participer à des opérations sensibles, à l'instar du raid de
libération d'un avion de la Sabena détourné en 1972 sur l'aéroport
de Lod. Une action militaire à laquelle participa également Ehud
Barak.
De retour aux États-Unis, il est
employé au sein du Boston Consulting Group, un cabinet de conseil
en stratégie, jusqu'en 1978, avant de retourner en Israël au sein
des industries RIM à Jérusalem. La fin des années 1970 est
ponctuée d'un évènement dramatique qui va marquer le développement
et le renforcement de son action politique, le raid d'Entebbe
durant laquelle son frère Yonathan meurt au combat lors de la
délivrance d'otages occidentaux. Partisan de la paix par la
sécurité, il se montre résolument hostile à la création d'un État
palestinien au profit d'un contrôle permanent sur la Cisjordanie
ou Judée-Samarie et les villages juifs en territoires disputés.
Cette position subira de nombreuses pressions internationales lors
de son accession au poste de Premier ministre de l'État d'Israël
et semble avoir évolué dans le sens de l'acceptation d'un état
palestinien.
Débuts en politique
Issu d'une famille militante de
droite et lui même impliqué dans des actions ponctuelles de
soutien au Likoud, Benyamin Netanyahou commence véritablement sa
carrière politique en chapeautant l'édification du Yonathan
Institute for the Study of Terrorism. Une plateforme de réflexion
portant le nom de son frère, héros du raid d'Entebbe, et qui a
pour but de sensibiliser l'opinion publique sur les questions de
sécurité qui touchent l'État d'Israël. Très proche des élus de
droite, il est nommé comme collaborateur au sein de l'Ambassade
israélienne à Washington (1982-1984) sous les ordres du chef de
poste Moshe Arens. En 1984, il fait l'objet d'une promotion en
assumant le rôle d'Ambassadeur de l'État hébreu auprès des Nations
unies à New York. Deux positions successives où il se fit
rapidement connaître sur la scène nationale et internationale,
comme un avocat convaincant des positions israéliennes dans le
conflit du Proche-Orient.
A une carrière météorique au sein
de l'administration diplomatique, suivit une entrée en politique
avec son élection comme député à la Knesset en 1988. Étoile
montante du Likoud, il grimpa successivement les échelons en
devenant tour à tour ministre adjoint des Affaires étrangères
(1988-1990), puis conseiller spécial lors des négociations
relatives à la Conférence de Madrid pour la paix. Sa montée dans
l'État-major du Likoud est telle qu'il en devient le fer de lance
avant de battre le travailliste Shimon Peres lors des élections de
1996.
Premier ministre (1996-1999)
En 1996, il est élu Premier
ministre et devient ainsi le plus jeune chef de gouvernement de
l'histoire du pays, ainsi que le premier à être né après la
proclamation de l'indépendance. Suite à la défaite des
Travaillistes, l'arrivée d'un membre du Likoud aux affaires a eu
pour résultat une différence de politique dans la gestion de la
crise au Proche-Orient et du processus de paix entamé avec les
Palestiniens. D'emblée, le nouveau Premier ministre a adopté un
crédo basé sur la sécurité en échange de la paix.
Opposé à l'origine aux accords
d'Oslo, il les considérera pour autant comme "un fait accompli"
dès le début de son mandat, à l'exception de la négociation du
statut de Jérusalem qui était pourtant prévue dans les engagements
pris. D'obédience maximaliste sur le plan territorial, il a eu
pour objectif de maintenir un contrôle sur la "Judée-Samarie"
(Cisjordanie), en favorisant la construction de nouvelles
implantations israéliennes sur cette portion de territoire. Opposé
à la création d'un État palestinien, il était favorable à un
statut d'autonomie étendu, tel que déjà prévu dans les Accords
d'Oslo. Ces différentes positions ont marqué un tournant majeur
par rapport à la politique menée jadis par les travaillistes, et
ont fait l'objet d'une dégradation des relations avec l'Autorité
palestinienne qui l'accusait de geler le dialogue pour la paix.
Sur le plan international, son
mandat a été aussi celui de la gestion de la crise au Sud-Liban,
entre le maintien d'unités de Tsahal appuyées par les milices de
l'Armée du Liban-Sud (ALS) et les demandes pressantes au sein de
l'opinion publique, afin de procéder à un retrait militaire. Ce
dernier n'a eu lieu que lors du mandat de Ehud Barak, son
successeur à la primature.
Au niveau des relations avec la
Maison blanche et l'Union européenne, les positions de Benyamin
Netanyahou à l'égard de l'Autorité palestinienne, ont souvent été
critiquées. Dès 1996, la communauté internationale s'émeut de ce
que les blocages récurrents des territoires palestiniens et la
ponctualité du dialogue avec ses représentants, ne minent le
processus de paix et les avancées acquises à ce sujet. Jusqu'en
1999 et au retour au pouvoir des travaillistes sous la houlette de
Ehud Barak, ces relations seront relativement conflictuelles.
Battu aux élections du mois de mai
1999, Benyamin Netanyahou démissionne de son mandat de président
du Likoud, remplacé par Ariel Sharon.
Ministre des Finances (2002-2005)
En 2002, il revient dans le
cabinet de la primature en remplacement de Shimon Peres, au poste
de ministre des Affaires étrangères. Il occupe ensuite le
portefeuille des Finances qu'il conservera jusqu'en 2005 dans le
2e gouvernement d'Ariel Sharon quand il démissionne pour
manifester son désaccord avec le Plan de désengagement de la Bande
de Gaza. Il est reconnu comme l'architecte d'une économie
israélienne forte qui a particulièrement bien résistée à la
récente crise économique mondiale.
Leader du Likoud (depuis 2005)
Après un passage au sein du
cabinet d'Ariel Sharon et suite à l'annonce du Plan de
désengagement de la Bande de Gaza, il démissionne de ses fonctions
ministérielles et tente de provoquer l'abandon de ce projet en
mobilisant une partie du Likoud, en vain. Suite à l'annonce
d'élections anticipées pour 2006 et de la création par Ariel
Sharon de Kadima, formation centriste qui réunit d'anciens membres
du Parti travailliste et du Likoud, Benyamin Netanyahou est élu
leader du Likoud le 19 décembre 2005, avec 43,1 % des voix contre
37,4 % à Silvan Shalom.
Le 29 décembre 2005, il ordonne
aux quatre ministres Likoud du gouvernement de surseoir à leur
démission prévue le 8 janvier 2006, en raison de la situation
créée par la dégradation de l'état de santé d'Ariel Sharon. Une
requête accueillie favorablement par le ministre Israël Katz qui a
annoncé que les membres du Likoud resteraient au gouvernement
aussi longtemps que nécessaire. À l'issue des élections
législatives, son parti n'obtient que 12 sièges contre 38
précédemment.
Le 14 août 2007, il est réélu a la
tête du Likoud avec 73 % des voix contre 22 % pour le candidat de
la droite religieuse, Moshe Feiglin.
Premier ministre (2009 - )
Il mène la campagne du Likoud lors
des élections législatives de 2009. En obtenant 27 sièges sur les
120 de la Knesset, il est cependant devancé d'un seul siège par
Kadima. Néanmoins, le président Shimon Peres le charge de former
un nouveau gouvernement, Tzipi Livni ayant annoncé son intention
de rester dans l'opposition. S'il forme un gouvernement ancré à
droite dans lequel sont annoncés les nationalistes d'Israel
Beytenou d'Avigdor Lieberman (15 sièges), le parti ultra-orthodoxe
Shas (11 sièges) et La maison juive (3 sièges), il parvient
également à convaincre les travaillistes d'Ehud Barak (13 sièges)
de rejoindre sa coalition.
Le 1er avril 2009, lendemain de
l'investiture de son gouvernement par la Knesset et jour de sa
prise de fonction en temps que Premier ministre, un sondage
démontre que 54 % des Israéliens s'affirment mécontents de ce
gouvernement contre seulement 30 % qui pensent le contraire.
Le 6 juillet 2009,
Benyamin Netanyahou, dans un entretien avec le ministre des
affaires étrangères allemand
Frank-Walter Steinmeier, a confié que le retrait des colonies
israéliennes de
Cisjordanie demandé par les Palestiniens conduirait à rendre
ce territoire « Judenrein »,
qualificatif historiquement utilisé par les
Nazis pour parler des territoires dont ils avaient expulsé la
population juive.
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