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.Marine
LE PEN
Marine Le Pen,
née le 5 août 1968 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une
avocate et femme politique française, fille du fondateur du Front National, Jean-Marie Le Pen. Elle est élue présidente du parti de droite nationaliste, succédant à son père, lors du Congrès de Tours du 16 janvier 2011.
Elle siège depuis juin
2004 au Parlement européen. Elle est également conseillère
régionale du Nord-Pas-de-Calais depuis mars 2010 et conseillère
municipale d'Hénin-Beaumont, depuis mars 2008.
Elle est élue présidente du parti du Front National le 16 janvier 2011. Rapidement les sondages révèlent une importante progression de la popularité du parti nationaliste.
Marine Le Pen est généralement considérée comme ayant rénové l'image du Front National ; selon Michèle Cotta, le fait qu'elle soit une femme, jeune, qui condamne vocalement le racisme, et qui n'aurait pas adopté « les défauts » de son père, notamment ses phrases chocs, aurait participé à sa stratégie de « dédiabolisation » du Front National. Elle critique l'immigration de masse et l'Union européenne, ce qui lui vaut d'être classée à
l'extrême droite par ses détracteurs, une position qu'elle conteste et à laquelle elle préfère l'appellation de « droite nationale ».
Biographie
Origines, études et famille
Marine Le Pen est la benjamine des
trois filles de Jean-Marie Le Pen, président du Front national
depuis 1972, et de sa première épouse Pierrette Lalanne. Élève au
lycée Florent Schmitt de Saint-Cloud, elle étudie par la suite le
droit à l'université Paris II-Assas où elle obtient une maîtrise
en droit (mention carrières judiciaires) en 1990 puis un DEA de
droit pénal en 1991. Durant ses années à l'université, elle prend
part au Cercle national des étudiants de Paris (CNEP), un
mouvement étudiant proche du Front national, dont elle est un
temps la présidente d'honneur.
En 1992, elle obtient le
certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA) et devient
avocate au barreau de Paris. Elle plaide alors régulièrement
devant la 23e chambre correctionnelle du tribunal de grande
instance de Paris qui juge les comparutions immédiates. Elle
rapporta qu'elle fut amenée dans ce cadre, à défendre des
étrangers en situation irrégulière. Elle sera inscrite au barreau
de Paris jusqu'en 1998, date à laquelle elle entre au service
juridique du Front national.
Mère de trois enfants, elle fut mariée à Franck Chauffroy, un
dirigeant d'entreprise
qui a travaillé avec le FN, puis à Éric Iorio,
ancien secrétaire national du FN aux élections
et ancien conseiller régional du
Nord-Pas-de-Calais,
dont elle est aujourd'hui divorcée.
Premiers pas en politique
Adhérant au Front national en 1986
à l'âge de 18 ans, elle se présente pour la première fois à une
élection lors des législatives de 1993. Âgée de vingt-quatre ans,
elle est la candidate du Front national dans la 16e
circonscription de Paris qui se trouve dans le 17e arrondissement.
Elle recueille 11,1 % des voix derrière le député sortant Bernard
Pons qui fut réélu dès le premier tour avec 63,14 % des votes, et
le candidat socialiste Jean-Luc Gonneau (11,85 %).
C'est en 1998 qu'elle commence à
exercer son premier mandat politique en tant que conseillère
régionale du Nord-Pas-de-Calais, élue dans le Nord sur la liste
conduite par Carl Lang. Mais c'est le 5 mai 2002, au soir du
second tour de l'élection présidentielle auquel Jean-Marie Le Pen
s'était qualifié, qu'elle apparaît sur la scène médiatique. Alain
Vizier, le directeur de la communication du Front national, était
alors chargé d'envoyer les cadres du parti sur différents plateaux
de télévision, un des intervenants qui devait représenter le FN
sur France 3 s'étant désisté au dernier moment, il fait appel à
Marine Le Pen.
Un mois plus tard, en juin 2002,
elle se présente aux élections législatives à Lens, dans la
treizième circonscription du Pas-de-Calais. Elle obtient 24,24 %
des voix au premier tour, ce qui lui permet de se qualifier pour
le second tour, au cours duquel elle recueille 32,30 % des
suffrages face au candidat socialiste Jean-Claude Bois.
Carrière au sein du Front national
En
1998, elle entre au service juridique du Front national
qu'elle dirige jusqu'en 2003.
Entre temps, en 2000,
elle prend la tête de l'association Génération Le Pen,
fondée en 1998 par Samuel Maréchal, qu'elle renomme Générations Le Pen,
dont le but reconnu est la « dédiabolisation » du parti.
C'est dans cette optique de
« dédiabolisation » qu'elle déclare sur LCI le 30 avril 2003 :
« Il faut faire émerger un islam français, parce que l’islam de
France, on a l’impression que c’est une notion territoriale ». Sur
la question de l'IVG, elle a une position beaucoup plus souple que
la ligne traditionnelle du FN, ce qui lui vaut des critiques au
sein du parti. Elle reste en revanche favorable à la peine de
mort.
Lors du XIIe congrès du Front
national, qui s'est tenu à Nice
en
avril 2003, Marine Le Pen est reléguée à la 34e
place du Comité central par les votes des délégués départementaux.
Malgré ce désaveu, son père la nomme vice-présidente du parti dès
le lendemain.
Élue au
Parlement européen en 2004,
elle assiste à 58 % des sessions à Strasbourg (173 jours sur 298)
et vote près de 42% de fois en accord avec la majorité des autres
eurodéputés français.
Elle maintient nombre de positions historiques du Front
national, telles que l'arrêt de l'immigration et le principe de la
préférence nationale. Elle a mené campagne pour la victoire du
« non » au référendum sur le projet de
traité établissant une Constitution pour l'Europe en 2005.
À la fin de la même année,
Marie-France Stirbois et Jacques Bompard, qui dénoncent la trop grande influence de Marine
Le Pen au Front national, sont exclus du bureau politique.
Avec Alain Soral et
Jean-François Touzé, elle est à l'origine du discours de Valmy
le
20 septembre 2006,
jour du lancement de la campagne de Jean-Marie Le Pen.
En
novembre 2007, lors du
XIIIe congrès du Front national à
Bordeaux, Marine Le Pen arrive en seconde position derrière
Bruno Gollnisch, à l'élection du comité central du FN.
Les adhérents ont été 75,76 % à lui accorder leur confiance.
Lors de ce même congrès, Jean-Marie Le Pen la nomme
vice-présidente exécutive du FN, chargée des « affaires
intérieures », ce qui implique entre autres : la formation des
cadres et des militants, la communication interne et externe du
parti et la « propagande ».
Le 16 janvier 2011, lors du Congrès de Tours, elle est élue à la présidence du Front National, succédant à son père Jean-Marie, fondateur emblématique du parti. Dès le mois de mars 2011, tous les sondages révèlent le regain de sympathie du FN "à la sauce Marine" en lui prédisant la première place lors du premier tour de la future élection présidentielle, devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry.
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