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.Silvio
BERLUSCONI
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Silvio Berlusconi,
surnommé il Cavaliere, né le 29 septembre 1936 à Milan, est
un homme d'affaires et homme politique italien.
Fondateur de la holding financière
Fininvest, puis du groupe de communication Mediaset, Silvio
Berlusconi est, en 2010, selon le magazine Forbes, le
deuxième homme le plus riche d'Italie et le 74e plus riche du
monde, avec des actifs estimés à 9,0 milliards de dollars
américains.
Fondateur du mouvement politique
Forza Italia, il occupe pour la première fois le poste président
du Conseil de mai 1994 à janvier 1995. Revenu à la tête du
gouvernement en juin 2001, Silvio Berlusconi est battu de justesse
par la coalition de centre-gauche cinq ans plus tard.
Suite à la victoire du Peuple de
la liberté, formation de centre-droit créée par lui-même, aux
élections générales, il Cavaliere est nommé pour la
troisième fois à ce poste, le 8 mai 2008, par le président Giorgio
Napolitano.
Silvio Berlusconi est le deuxième
président du Conseil italien de l'après-guerre à la longévité la
plus longue (plus de sept ans en avril 2010).
Origines et études
Silvio Berlusconi est le premier
enfant d'une famille de la petite bourgeoisie milanaise. Son père,
Luigi Berlusconi (1908-1989), a travaillé toute sa vie à la Banque
Rasini, passant du rang de simple salarié à celui de directeur
général. Sa mère était femme au foyer.
En 1961, il obtient une licence en
droit en présentant une thèse sur les aspects juridiques de la
publicité à l'université de Milan.
Vie familiale
En 1965, il épouse en premières noces Carla Dell’Oglio, avec
qui il a deux enfants :
-
Marina Berlusconi, née en 1966, femme d'affaires ;
-
Pier Silvio Berlusconi, né en 1969, homme d'affaires.
Il se remarie, le
10 décembre 1990,
avec l'actrice Veronica Lario, qui lui donne trois enfants :
- Barbara, née en 1984 dont le parrain est
Bettino Craxi
- Eleonora, née en 1986 ;
- Luigi, né en 1988.
En
mai 2009,
son épouse, « excédée par son comportement », décide de demander
le divorce.
Marina est actuellement présidente de la
Fininvest, Pier Silvio est vice-président de
Mediaset et président de Rti, la société qui contrôle ses
activités dans la télévision.
Homme
d'affaires
Silvio Berlusconi commence sa carrière en 1961 comme
entrepreneur dans le
domaine du bâtiment et comme promoteur, associé avec Pietro
Canali, au sein de la société « Cantieri Riuniti Milanesi Spa ».
Fondateur de l'entreprise Edilnord en 1963 puis d'Edilnord 2 en
1968, il lance à
Brugherio la construction d'un complexe résidentiel de 18
tours, pouvant accueillir 4 000 personnes. À partir de la fin des
années 1960, il fait construire les quartiers résidentiels
Milano 2 et Milano 3.
En 1976, il inaugure « Telemilano », la télévision câblée de
Milano 2,
qui très rapidement diffuse ses émissions dans toute la
Lombardie. En 1978, Silvio Berlusconi fonde la holding
Fininvest, qui deviendra le deuxième groupe privé italien
après
Fiat en contrôlant trois chaînes de télévision (groupe
privé Mediaset), le plus grand éditeur italien (Mondadori),
un groupe de services financiers (banque de détail, assurances) et
la plus importante régie publicitaire italienne, présente dans le
cinéma (Medusa) et la vidéo.
Il est fait « chevalier de l'ordre du travail » en 1977, ce qui
lui vaut son surnom d'il Cavaliere. L'année suivante, en
janvier 1978, il adhère à la loge maçonnique secrète
Propaganda Due (P2).
Par la suite, il a été condamné pour
parjure pour avoir nié son appartenance, mais a bénéficié de
prescription.
En 1980, il lance
Canale 5, la première chaîne de télévision privée à l’échelle
nationale, puis rachète les chaînes
Italia 1 au groupe Rusconi (1982) et Rete 4 au
groupe Mondadori (1984). Aussitôt après, il s'élargit en Europe :
il lance la
Cinq en
France (1986), puis Telefünf en
Allemagne (1987) et
Telecinco en
Espagne (1989).
Silvio Berlusconi achète le club de football en difficultés, le
Milan AC, en 1986.
S'occupant personnellement de celui-ci, toujours proche des divers
entraîneurs (Sacchi,
Capello, Ancelotti) et des joueurs (en particulier
Maldini,
Leonardo,
Schevchenko, Kaká),
il parvient à redresser et moderniser le club qui connaît ainsi de
nombreux succès, dont cinq coupes d'Europe (et trois autres fois
en finale). Par la suite, il se servira de cette réussite pour sa
carrière politique.
Dans le secteur des assurances et des produits financiers,
il Cavaliere possède les sociétés Mediolanum et
Programma Italia. En 1990, il entre également chez l’éditeur
Mondadori, devenant le principal éditeur italien de livres et
de périodiques, et contrôle plus de 80 % du capital du quotidien
Il Giornale. Avec la Medusa et Cinema 5, il
devient également le premier producteur et distributeur de cinéma
italien.
En 2007, la part majoritaire (75 %) du groupe de production
télévisuelle
Endemol, détenue par
Telefonica, est vendue à un consortium composé de
Mediaset, le groupe de Silvio Berlusconi et Goldman Sachs,
pour un montant de 2,629 milliards d'euros.
Dans sa
liste des milliardaires du monde, le magazine
Forbes le cite, en 2004, comme étant la personne la plus
riche d'Italie, avec un patrimoine estimé à 12 milliards de
dollars. En 2010 et selon la même source, il détiendrait la deuxième fortune d'Italie,
avec 9 milliards de dollars.
Carrière politique
1993 - 1994 : lancement de Forza
Italia et première campagne
Silvio Berlusconi se définit comme
anticommuniste depuis qu'à l'âge de 11 ans, il a été « agressé par
des activistes communistes qui voulaient l'empêcher de coller des
affiches ». Il fut un proche du socialiste Bettino Craxi, parrain
de sa fille Barbara et témoin de son mariage avec Veronica Lario,
qui participa à son ascension au sein du monde audiovisuel.
Il Cavaliere
entre pour la première fois dans le débat public italien en
apportant son soutien au candidat du Mouvement social italien
(extrême droite) à la mairie de Rome, Gianfranco Fini, en 1993.
Le 18 janvier 1994, quatre jours
après que le président Oscar Luigi Scalfaro a dissout le
Parlement, il annonce la création d'un nouveau parti politique de
centre-droit, Forza Italia (« Allez l'Italie »), dans
lequel il investit 22 milliards de lires. À cette occasion, il se
pose en défenseur de la liberté, de la famille – « noyau principal
de la société » –, de la tradition chrétienne et du travail.
Dans une cassette vidéo de neuf
minutes, le 26 janvier suivant, il Cavaliere déclare son
intention de briguer la présidence du Conseil : « J'ai choisi de
descendre sur le terrain et de m'occuper de la chose publique. […]
Je ne veux pas vivre dans un pays non libéral, gouverné par des
forces immatures et des hommes liés à un passé politiquement et
économiquement désastreux. » Deux mois avant les élections
législatives anticipées, alors que l'opération Mains propres a
éliminé du paysage politique la Démocratie chrétienne et le Parti
socialiste italien, la coalition de gauche formée autour du Parti
démocrate de la gauche est la grande favorite du scrutin.
Lors de sa campagne, durant
laquelle il fait réaliser plusieurs sondages pour déterminer ses
grands axes, Silvio Berlusconi promet de lutter activement contre
la criminalité organisée, l'endettement de l'État et le chômage,
qui touche plus de 11 % des actifs italiens. Il mise aussi sur sa
réussite professionnelle, qu'il estime ne devoir qu'à lui, et
mobilise ses trois chaînes de télévision, sa régie publicitaire et
son groupe éditorial. Dans le même temps, il parvient à rallier la
Ligue du Nord d'Umberto Bossi, l'Alliance nationale de Gianfranco
Fini et le Centre chrétien-démocrate au sein du Pôle des libertés.
Alors que sa candidature suscite
le scepticisme de ses adversaires, Silvio Berlusconi connaît une
soudaine hausse de popularité, arrivant en tête des personnalités
que les Italiens souhaitent voir s'installer à la présidence du
Conseil. Sorti vainqueur d'un duel qui l'opposait au candidat de
la gauche Achille Occhetto, il s'attaque aux communistes et promet
un « nouveau miracle économique ».
Les 27 et 28 mars 1994,
massivement soutenu par les classes moyennes (artisans,
commerçants, petits chefs d'entreprise), le Pôle des libertés -
Pôle du bon gouvernement remporte la majorité absolue à la Chambre
des députés (366 sièges sur 630) et la manque de peu au Sénat (156
sièges sur 315). Deux mois après sa fondation, Forza Italia
s'impose comme la première force politique du pays.
1994 - 1995 : un novice à la
présidence du Conseil
Soucieux de rompre avec les
méthodes de l'ancienne classe politique, il refuse à l'opposition
la présidence d'une des deux chambres comme il était d'usage
jusqu'ici : le 16 avril 1994, Irene Pivetti est élue à la tête de
la Camera dei deputati et Carlo Scognamiglio au Senato
della Repubblica, avec une voix d'avance sur Giovanni
Spadolini.
Le 28 avril 1994, Silvio
Berlusconi est chargé par le chef de l'État, Oscar Luigi Scalfaro,
de former le nouveau gouvernement. Au terme de 11 jours de
négociations, le cabinet Berlusconi est révélé : sur 25
ministères, Forza Italia se voit attribué neuf
portefeuilles, Alliance nationale et la Ligue du Nord en
obtiennent cinq chacun, le Centre chrétien-démocrate et l'Union
des démocrates chrétiens et du centre deux, et deux portefeuilles
sont confiés à des personnalités indépendantes. Le leader de la
Ligue du Nord, Umberto Bossi, est nommé ministre de l'Intérieur
après le refus du très populaire juge de l'opération Mains
propres, Antonio Di Pietro. Suite aux réticences du président de
la République à nommer Cesare Previti au ministère de la Justice,
le nouveau président du Conseil se résout à proposer le poste au
centriste Alfredo Biondi. Le cabinet, après avoir obtenu une voix
de majorité au Sénat, est investit par la Chambre des députés par
366 voix contre 245. Au niveau international, la présence
ministres néo-fascistes et eurosceptiques trouble et inquiète
plusieurs dirigeants, parmi lesquels François Mitterrand.
Les premières élections que doit
affronter la nouvelle majorité sont un succès. Le 12 juin 1994, le
Pôle des libertés - Pôle du bon gouvernement obtient près de 50 %
des suffrages aux élections européennes, alors que le Parti
démocrate de la gauche recueille 19,1 %. Forza Italia, avec
30,6 % des voix, conforte sa prépondérance dans le paysage
politique italien.
Le ministre de la Justice, Alfredo
Biondi, provoque la première controverse à laquelle doit faire
face le gouvernement en présentant un décret qui limite la
possibilité d'arrêter les inculpés pour corruption ou concussion,
sauf en cas de risque de fuite. À son retour du G7 de Naples où sa
première prestation internationale a été saluée, Silvio Berlusconi
le fait adopter en Conseil des ministres. Mais devant l'opposition
farouche de la gauche et de la magistrature, le texte est retiré
le 19 juillet 1994.
Dès lors, les tensions se
multiplient entre les pouvoirs exécutif et judiciaire. Le
22 novembre 1994, le président du Conseil, qui préside le sommet
mondial de l'ONU contre la criminalité organisée, reçoit un avis
d'ouverture d'enquête. Celui-ci nie les accusations de corruption
et, fait unique pour un chef de gouvernement en exercice, est
entendu le 13 décembre, au palais de justice de Milan, pour le
versement de 330 millions de lires à la brigade financière.
Au sein de la majorité, les points
de désaccord entre les différentes composantes sont chaque jour
plus nombreux, comme sur les privatisations, ce que la situation
économique et sociale, qui ne s'améliore pas du fait du niveau de
la bourse, n'atténue pas. Silvio Berlusconi annonce alors un plan
de rigueur de 50 000 milliards de lires, qui prévoit notamment une
réforme du système de retraites et dans le même temps, dans
allègements fiscaux pour les entreprises réinvestissant leurs
bénéfices et les artisans.
Le départ d'Umberto Bossi,
dirigeant de la Ligue du Nord qui redoute de voir une partie de
son électorat passer dans le camp de Forza Italia, rend
Berlusconi minoritaire au Parlement. De fait, il donne sa
démission le 22 décembre 1994, et quitte officiellement ses
fonctions le 17 janvier 1995. Lors de son départ du palais Chigi,
malgré une reprise de la croissance économique, le chômage dépasse
encore les 12 % et la pression fiscale reste à un niveau élevé.
Un gouvernement « technique » est
formé par son ancien ministre du Trésor, Lamberto Dini, auquel il
n'apporte pas son soutien. Contrairement aux espérances d'il
Cavaliere, dont la popularité reste forte, le chef de l'État
refuse de convoquer des élections anticipées. Silvio Berlusconi
dénoncera le comportement hostile d'Umberto Bossi, qu'il accuse
d'avoir « mis à dure épreuve » sa patience et celle de tout son
cabinet. Par la suite, en raison du rapprochement avec la Ligue du
Nord lors des élections de 2001, il vilipendera la magistrature et
le président Scalfaro, qui auraient incité Bossi à retirer son
soutien à l'exécutif.
1995 - 2001 : chef de l'opposition
Le 23 avril 1995, lors d'élections
régionales marquées par un fort taux d'abstention, le centre-droit
est devancé par la coalition de centre-gauche, qui s'empare de
neuf présidences de régions sur les quinze renouvelables.
Après l'échec de la constitution
d'un gouvernement d'unité nationale destiné à réformer les
institutions, Oscar Luigi Scalfaro dissout le Parlement, le
16 janvier 1996. Silvio Berlusconi repart en campagne à la tête
d'une coalition agitée, le Pôle pour les libertés, qui n'inclut
pas la Ligue du Nord.
Berlusconi devient le chef de
l'opposition alors que les élections de 1996 sont remportées par
l'Olivier, la coalition de centre-gauche emmenée par Romano Prodi.
Guéri en 1997 d’une tumeur, Berlusconi est élu, deux ans plus
tard, député au Parlement européen.
2001 - 2006 : président du conseil pour la deuxième fois
En juin 2001,
il retrouve les fonctions de président du Conseil à la tête d’un
gouvernement de droite dans une coalition électorale appelée
« maison des libertés » (Casa delle Libertà) qui regroupe
Forza Italia, l’Alliance
nationale (Alleanza Nazionale, ex-parti néo-fasciste),
l'UDC,
La
Ligue du Nord (Lega Nord, parti initialement partisan
de la scission du pays) et d'autres partis moins importants (NPSI
et
PRI).
Son IIe gouvernement, qui a débuté
le 11 juin 2001, s’est poursuivi malgré des crises mineures et
constantes : on recensera dix-neuf modifications dans la
composition du gouvernement, avec des changements relatifs à des
postes-clés (comme ceux des Affaires Étrangères, de l'Économie, de
la vice-présidence du Conseil, de l'Intérieur ou encore des
Réformes), et ce, sans interruption jusqu'au 20 avril 2005 — ce
qui en fait le plus long gouvernement italien de l’après-guerre.
Dès le 15 avril 2005, il traverse
la crise la plus grave, avec le départ du gouvernement de deux
partis dont les chrétiens-démocrates de l’Union des démocrates
chrétiens (UDC). Il a fini par présenter sa démission au
président de la République, Carlo Azeglio Ciampi, le 20 avril 2005
qui l'a acceptée, avec réserve, soit pour essayer de former un
gouvernement Berlusconi bis sans ses deux anciens alliés,
soit pour demander des élections générales anticipées, qui
auraient alors lieu en juin 2005.
Le 22 avril 2005, à 18 h 30, le
président de la République le charge de former un nouveau
gouvernement qui devrait aussi comprendre des ministres de l'UDC.
Le 23 avril, à 12 heures 50, il présente sa liste de 26 ministres
du gouvernement Berlusconi bis, avec fort peu de
changements, sinon l'arrivée de Giulio Tremonti à la place de
Marco Follini au poste de vice-président du Conseil et la création
d'un nouveau ministère, sans portefeuille, pour le Mezzogiorno.
2006 - 2008 : leader de l'opposition à Romano Prodi
Les élections parlementaires de
2006, après les cinq années de gouvernement de Berlusconi,
opposent le président du Conseil sortant à la tête de la coalition
de « La Maison des Libertés », de droite, et l'Unione, coalition
allant des catholiques du centre-gauche aux communistes du PRC (Partito
della Rifondazione Comunista), conduite par Romano Prodi, que
toute la gauche avait choisi, au cours de « primaires » qui
avaient rassemblé plusieurs millions de personnes.
La campagne commence d'une manière conventionnelle mais les
sondages montrent un retard grandissant pour Berlusconi. Il change
alors sa méthode pour revenir aux traditions de la Commedia dell'Arte qui paraissent aux
étrangers d'une rare violence.
Nanni Moretti dit alors que c'est une « campagne très
agressive », et que le déséquilibre de temps de parole est
assimilable à « un coureur qu'on laisserait partir avec 800 m
d'avance dans une course d'un kilomètre ».
Face à « Il Professore », réputé austère et discret, le chef du
gouvernement,
populiste selon la presse de gauche, agite la peur des
communistes et va jusqu'à traiter de « couillons » ceux qui
voteraient pour la gauche
(plusieurs partisans de la gauche s'amusèrent par la suite à
utiliser comme slogan de rassemblement « Je suis un couillon »).
Romano Prodi dénonce le bilan
économique de Berlusconi et son amoralité politique. Les résultats des élections
sont extrêmement serrés. Les premières estimations donnent une
large victoire à
Romano Prodi mais très vite l'écart se resserre et Silvio
Berlusconi repasse en tête. Finalement, l'Unione remporte la Chambre des députés avec une courte avance de seulement 24 000
voix et il faut attendre les votes des Italiens de l'étranger pour
lui donner la victoire au
Sénat.
Mais Silvio Berlusconi refuse de reconnaître sa défaite, se
lançant dans de multiples accusations de fraudes et
d'irrégularités qui provoquent le recomptage de plusieurs dizaines
de milliers de bulletins de vote. Après la proclamation officielle
des résultats et le confirmation de la victoire de
Prodi, il annonce qu'il se lancera dans une opposition très
ferme et qu'il fera tout pour empêcher le centre-gauche de
gouverner.
Romano Prodi le remplace à la tête du Conseil après sa nomination par
Giorgio Napolitano, nouveau
président de la République élu par le Parlement pour succéder
à Carlo Azeglio Ciampi.
Le 26 novembre 2006, il est pris
d'un malaise en plein discours à la tribune d'une salle de
Toscane. Il est alors évacué en hélicoptère vers sa propriété de
Macherio. Quelques heures plus tard, il se rend dans un hôpital de
Milan pour y subir des examens et y passer la nuit. Il quitte
l'établissement après avoir subi plusieurs autres séries de tests
dans la journée du 29 novembre. Le 18 décembre suivant, il est
hospitalisé et opéré dans un hôpital américain, où il se fait
poser un stimulateur cardiaque.
Depuis 2008 : de nouveau président du Conseil
La victoire aux élections législatives
Après deux années d'opposition, le 14 avril 2008, Silvio
Berlusconi et la coalition de centre-droit le
Peuple de la liberté (PDL) ont remporté les élections
législatives italiennes anticipées face au démocrate
Walter Veltroni.
Au Sénat, la coalition de Berlusconi obtient la majorité
absolue avec 47,3 % des suffrages contre 38 % pour celle dirigée
par Veltroni, soit 174 sièges sur 315. À la Chambre des Députés,
il obtient 46,8 % des voix contre 37,5 % pour les démocrates, ce
qui assure à Silvio Berlusconi 344 sièges sur 630.
Ainsi pour une troisième fois, Silvio Berlusconi devient
président du Conseil
italien. Un an après son retour au pouvoir, et en pleine
crise économique, sa popularité atteint un niveau jusque-là
inégalé.
Agression à Milan
Le 13 décembre 2009, sur la piazza
del Duomo, Silvio Berlusconi reçoit un violent coup de statuette
(réplique miniature du dôme de Milan) à la sortie d'un meeting.
L'agresseur, un ingénieur de 42 ans suivi en psychiatrie depuis
dix ans pour troubles mentaux, est immédiatement arrêté et mis en
accusation de « blessures aggravées préméditées » par le parquet
de Milan. Au début de ce meeting électoral, Silvio Berlusconi
avait été contesté par une dizaine de personnes qui l'avaient
sifflé. Le chef du gouvernement aurait répliqué en leur lançant
« honte à vous » à plusieurs reprises.
Le chef du gouvernement italien, qui était apparu devant les
caméras le visage en sang, souffre alors d'une fracture au nez, de
deux dents cassées et d'une large coupure à la lèvre.
Transféré à l'hôpital
San Raffaele, il en sort quatre jours plus tard, en appelant
au dialogue.
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