
.
.Bernard
ARNAULT
Bernard Arnault
est un homme d'affaires français né le 5 mars 1949 à Roubaix dans
le Nord. Propriétaire du groupe de luxe LVMH, il est à la tête de
la première fortune française, selon le magazine Forbes, la
première au niveau de l'Union Européenne et la 7e fortune mondiale
en 2010.
De Férinel à Christian Dior
Son père, Jean Arnault, est un industriel, propriétaire d'une
entreprise de travaux publics, Ferret-Savinel. Après des études au
lycée Maxence van der Meersch de Roubaix et une classe
préparatoire au lycée Faidherbe à Lille, Bernard Arnault intègre
l'École polytechnique (promotion X1969).
En
1971, il rejoint l'entreprise familiale et convainc son père
de vendre les activités
BTP de l'entreprise pour 40 millions de francs, puis de
reconvertir la société dans la
promotion immobilière. Sous le nom commercial de Férinel, la
nouvelle société se spécialise dans les appartements de tourisme
avec un slogan Férinel, propriétaire à la mer. Nommé
directeur de la construction de l'entreprise en 1974, il en
devient le directeur général en 1977 avant de succéder à son père
à la tête de la société en 1978.
Après l'élection de François Mitterrand à la présidence de la
République, en mai 1981, il émigre aux États-Unis, et fonde
Ferinel Inc.. Trois ans plus tard, il devient PDG de
Financière Agache. Après avoir perçu des aides de l'État
(gouvernement Fabius) contre la promesse de ne pas licencier, le
14 décembre 1984 Bernard Arnault a adressé une lettre à Laurent
Fabius s'engageant ainsi : « J'assurerai personnellement la
direction de la DBSF et je procéderai à la mise en œuvre du plan
industriel et social tel qu'il a été communiqué aux
administrations ». Il prend possession du groupe Boussac, en
pleine débâcle de l'industrie textile. Il en revend les actifs les
plus importants, ne conservant que la prestigieuse marque
Christian Dior et le grand magasin Le Bon Marché. Lorsqu'en 1984
Bernard Arnault arrive à la tête du groupe Boussac, il bénéficie
d'une aide financière publique substantielle pour en assurer son
redressement et sa pérennité. Après une restructuration sévère,
les activités Boussac sont revendues au groupe Prouvost. Après
cette acquisition, Christian Deverloy, PDG du groupe Prouvost
déclare ne pas être lié par les engagements pris par Bernard
Arnault auprès des pouvoirs publics (observation du Sénat
28/06/2001). En 1987, le groupe doit rembourser sur injonction de
la Commission de Bruxelles (décision du 15/07/1987) une partie des
51,5 millions d'euros dont il a bénéficié.
À
la tête de LVMH
En
1989, il est appelé en renfort par les actionnaires du groupe
de luxe
LVMH, issu de la fusion en 1987 de deux groupes français Moët Hennessy (intervenant principalement dans les vins et
spiritueux) d'une part, et du groupe
Louis Vuitton (maison mère de Louis Vuitton Malletier et
d'autres marques de luxe) d'autre part.
Le groupe LVMH est alors l'objet d'une OPA dont les instigateurs sont notamment la
banque Lazard et Bernard Arnault. Profitant de la pagaille
boursière et actionnariale, il devient
actionnaire majoritaire de LVMH. Il conduit depuis un plan
ambitieux de développement du groupe, faisant de LVMH le premier
groupe de luxe au monde.
En 1993, il rachète le quotidien économique
La Tribune sans parvenir à redresser ses ventes
malgré des investissements qui s'élèvent à près de 150 millions
d'euros.
Il décide en novembre 2007 de revendre le titre pour acquérir
l'autre quotidien économique français,
Les Échos, pour 240 millions d’euros.
Entre 1998 et 2001, il se passionne pour la
nouvelle économie et investit notamment dans boo.com,
Libertysurf et
Zebank au travers de sa holding spécialisée
Europatweb. Le krach des valeurs Internet à partir de mars
2000 et plus encore les attentats du 11 septembre 2001 le
convainquent d'accélérer sa sortie de ce secteur par cession au
groupe Suez. Libertysurf est vendue à un groupe italien alors que
Zebank est vendue à
Egg plc.
En
2005, il est l'homme le plus riche de France. Selon le
classement 2006 du magazine
Forbes des plus grandes fortunes de la planète, il passe
devant sa compatriote Liliane Bettencourt et entre dans le « top 10 », au 7e
rang avec une fortune estimée de 30 milliards de
dollars US (23,5 milliards d'euros).
En
2007, son patrimoine personnel est évalué à
26 milliards de dollars à travers une pyramide de holdings :
Montaigne Finance contrôle la financière Agache, qui contrôle Christian Dior, qui possède la Financière Jean Goujon, qui détient un
peu plus de 42 % de LVMH.
En association avec Colony, le Groupe Bernard Arnault
est entré dans le capital de Carrefour le 23 mars 2007.
D'après
Le Monde diplomatique (n°653, août 2008), son
salaire est de 3 millions d'euros, et il a touché 335 millions
d'euros de dividendes par le groupe en 2007. D'après le magazine
Forbes, sa fortune s'est accrue de 3 milliards d'euros en un
an.
De plus, il a perçu en tant que dirigeant de LVMH 4 millions €
en 2008 (2e patron le mieux payé de
France).
Vie privée
Marié deux fois, Bernard Arnault est le père de cinq enfants,
parmi lesquels sa fille aînée Delphine est administratrice du
groupe LVMH depuis 2004
et un fils,
Antoine, directeur de la communication chez Louis Vuitton ; sa
seconde épouse, Hélène Mercier,
québécoise, est
pianiste.
Grand
collectionneur d'art, à l'instar de l'homme d'affaires
François Pinault, il a lancé le projet d'une
Fondation Louis-Vuitton, qui devrait ouvrir au
Jardin d'acclimatation de Paris en 2010
créant un mécontentement chez les parents et enfants fervents
adeptes du jardin. Commandeur de la
Légion d'honneur, il a été témoin du mariage de
Nicolas Sarkozy avec Cécilia Ciganer-Albeniz et
invité au Fouquet's le soir de l'élection de ce dernier.
Il aurait perdu près de 500 millions d'euros lors de l'éclatement
de la bulle Internet.
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