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.Ygal
ALLON
Ygal (ou Yigal) Allon
(né à Kfar Tabor le 10 octobre 1918, mort le 29 février 1980 à
Afula). Général et homme politique israélien de l'Akhdout Ha'avoda,
puis du parti travailliste. Héros du combat de l'indépendance
d'Israël, il a été le commandant du Palmach dans les années
1945-1948. Plusieurs fois ministre, vice-premier ministre d'Israël
(1969 - 1976), ministre des affaires étrangères (1974 - 1976),
premier ministre intérimaire après le décès de
Levi Eshkol, en 1969.
Sa vie
Né dans le village Kfar Tabor, au
pied du Mont Tavor dans l'est de la Basse Galilée, sous le nom
Igal Païcovitch. Son père Reuven, marié avec Haya, et dont la
famille était originaire de Roumanie et qui comptait parmi les
premiers pionniers juifs habitants de la nouvelle localité Rosh
Pina en Haute Galilée, a été en 1901 l'un des fondateurs du
village Kfar Tavor. A six ans Yigal perdit sa mère. Dès l'enfance
il aima lire des livres, se distingua par ses compositions écrites
et aida son père dans les travaux agricoles. Il étudia dans la
première promotion du Lycée agricole Kaddouri (Kadoorie) qui se
trouve aussi au pied du Mont Tavor. En 1937 il fut un des
fondateurs du kibboutz Guinossar sur la rive nord du Lac de
Tibériade et resta toute sa vie membre de cette coopérative. Après
un an, en 1938, il s'est marié avec Ruth Baron, nouvelle
immigrante d'Allemagne.
Enrôlé depuis jeune âge aux rangs
des notrim, les gardiens des villages juifs de la Jewish
Settlement Police, il était déjà à 13 ans membre dans la
principale organisation de défense juive, Haganah. Pendant
l'"Intifada" des années 1936-1939, connue comme la Grande Révolte
arabe, il fit part des commandos juifs de nuit entrainés par Orde
Charles Wingate. En 1941 il devint membre du Palmach (on lit "Palmakh"),
les unités mobiles d'assaut de la Haganah commandées par Yitzhak
Sadeh. Le jeune Yigal combattit dans les détachements "arabisants"
de la Hagana et participa, au service de l'effort de guerre
britannique pendant la Seconde Guerre mondiale, à des missions
militaires au Liban, contre le régime ennemi de Vichy, allié de
l'Allemagne. En 1943 il devint l'adjoint de Yitzhak Sadeh et après
deux ans, en 1945, fut son successeur à la tête du Palmakh. Le
Palmakh, avec son esprit de camaraderie, ses idéaux et ses
exploits légendaires fut une pépinière de l'élite politique et
culturelle israélienne. En 1945 il prit part au congrès sioniste
qui se déroula a Bâle, puis visita Auschwitz.
Pendant la
Guerre de Palestine de 1948
Durant la Guerre de Palestine de
1948, Ygal Allon est commandant de 3 brigades du Palmach.
Il dirige entre avril et mai 1948
l'opération Yiftah (appelée d'après le juge biblique Iftakh ou
Jephté et en même temps d'après les initiales des noms Igal
Paikovitch Tel Haï (du nom originel d'Ygal Allon avant que ne
l'hébraïse et de Tel Haï, une localité située dans le théâtre des
opérations et où est mort le héros juif Joseph Trumpeldor). Durant
les opérations, ses hommes prennent le contrôle de l'est de la
Galilée et des villes de Tibériade et Safed dont les habitants
arabes palestiniens sont chassés ou fuient notamment suite à sa
campagne de guerre psychologique. Après le 15 mai, ses forces
repoussent les forces syriennes et libanaises qui essaient
d'envahir la Galilée.
Just avant la première trêve,
Yigal Allon descend au centre du pays comme adjoint du général
David (Mickey) Marcus et dirige l'Opération Yoram. Secondé par
Moshe Dayan, il dirige les combats contre la Légion arabe dans la
zone entre Tel-Aviv et Jérusalem. Au cours de l'Opération Dani,
ses troupes conquièrent Lydda (aujourd'hui Lod) et Ramle dont ils
chassent à nouveau les 50 000 habitants vers Ramallah. L'opération
se poursuit par deux assauts sur Latroun qui échouent.
Yigal Allon doit se conformer aux ordres de
Ben Gourion
de dissoudre les organisations paramilitaires juives, y compris la
sienne, le Palmach, l'Irgoun et Lehi et de les faire joindre la
nouvelle armée d'Israël : Tsahal.
Yigal Allon est nommé
lieutenant-général et prend le commandement militaire du front sud
d'Israël. En tant que tel, il commande les opérations Yoav, Lot,
Assaph, Horev et Ouvda, qui garantissent aux Israéliens le
contrôle du Neguev avant que les Nations Unies n'arrivent a
trancher sur le sort de cette région. La défaite de l'armée
égyptienne, la conquête de Beer Sheva et d'Eilat ont fait d'Yigal
Allon un des hommes qui ont le plus contribué au tracement des
lignes d'armistice et ainsi des frontières d'Israël.
Le "Plan Allon"
À cause de ses sympathies connues
pour la fraction de gauche opposée à Ben Gourion, il doit en fin
de compte renoncer à ses aspirations d'être nommé chef de l'état
major de l'armée et se retirer de Tsahal. Il joint les rangs du
Mouvement coopératiste agricole "Ha'kibboutz Ha'meoukhad" lié au
parti "Mapam" et se trouve parmi les dirigeants du parti Akhdut
Ha'Avoda - Poaley Tzion, renaissant de la scission du Mapam. En
1955 - 1960 représente ce parti à la Knesset. Après avoir complété
des études à l'Université hébraïque de Jérusalem, il passe deux
ans au College St Anthony d'Oxford. De retour en Israël, Yigal
Allon occupe des postes importants dans les gouvernements
social-démocrates du pays. Il est de nouveau député à la Knesset,
ministre du travail de 1961 à 1967, vice-premier ministre de 1967
à 1974, ministre de l'intégration des immigrés de 1967 à 1969,
ministre de l'éducation et de la culture de 1969 à 1974, et enfin
ministre des affaires étrangères de 1974 à 1977.
Il a également occupé
temporairement le poste de Premier ministre en remplacement de
Levi Eshkol décédé en 1969. Rival de
Moshe Dayan encore depuis les jours du Palmakh, Yigal Allon
est candidat au poste de premier ministre mais la leadership du
parti se décide pour choisir Golda Meïr. Après la démission de
Golda Meir en 1974 Yigal Allon est chargé d'être ministre des
affaires étrangères dans le gouvernement Itzhak Rabin. Dans cette
qualité il est le premier à avoir tenu son discours en hébreu à
l'Assemblée générale de l'ONU.
Considéré une "colombe" du point de vue des opinions sur le
règlement du conflit avec les Arabes, Yigal Allon a été
l'architecte en 1968 (époque ou il était Vice-Premier ministre) du
“plan Allon”, qui proposait la fin de l'occupation israélienne de
la Cisjordanie en négociant un partage des territoires avec la
Jordanie (environ 30% pour Israël, et 70% pour la Jordanie). Après
la victoire de la droite en 1977, il entre en opposition.
Yigal Allon meurt soudainement en 1980 après avoir reçu à son domicile, dans
le kibboutz Ginossar, le ministre de la défense égyptien Kamal
Hassan Ali.
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